DERRIERE L’IMAGE
J’ai vécu dix années au Maroc, une période qui a profondément nourri mon regard et ma sensibilité. Là-bas, j’ai appris à être attentive à la lumière, aux détails, aux gestes simples et à tout ce qui se joue dans un instant, parfois presque imperceptiblement.
Aujourd’hui installée en Corse, je retrouve dans cette île une autre forme de beauté : plus brute, plus instinctive, profondément liée aux paysages, à la lumière et aux émotions qu’ils font naître.
Ce que j’aime photographier, ce sont les histoires qui se vivent naturellement. Un regard qui s’attarde, une main qui se pose, un rire qui échappe, une lumière qui traverse une pièce. Ces instants qui ne sont pas forcément prévus, mais qui racontent souvent le plus.
Je cherche des images sincères, sensibles et intemporelles, avec une approche à la fois discrète et éditoriale. Je préfère laisser les choses se vivre plutôt que les provoquer, observer plutôt que diriger, et créer des images dans lesquelles on puisse retrouver une émotion, une atmosphère, une sensation.
À travers AYMÉ, j’accompagne des mariages, des couples, des projets lifestyle et éditoriaux, en Corse et ailleurs.
Parce qu’au fond, ce qui m’intéresse n’est pas seulement de garder une trace de ce qui s’est passé.
C’est de garder une trace de ce que l’on a ressenti.
Deux regards et une même attention
Treize ans que nos chemins se sont croisés,
Il y a treize ans, nos chemins se sont croisés autour de la photographie. Depuis, nos vies ont évolué, nos regards aussi, mais une chose est restée : cette envie commune de garder une trace de ce qui compte.
Emmanuelle a été la photographe qui a immortalisé ma première grossesse. Un moment profondément personnel, qui a marqué le début d’une histoire faite de souvenirs, d’images et de complicité.
Au fil des années, notre amitié a grandi, nos chemins se sont retrouvés, et la photographie n’a jamais été très loin.
Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir à mon tour accompagner Emmanuelle sur certains mariages.
Une jolie façon de nous retrouver autour de ce que nous aimons profondément : observer, ressentir et saisir ces instants qui racontent les liens.
Deux sensibilités, deux façons de voir
Lorsque nous photographions un mariage ensemble, nous ne cherchons pas à faire deux fois la même image.
Nos regards se complètent, se croisent et parfois se répondent. Pendant qu’elle observe un détail, je peux être ailleurs. Pendant que je m’attarde sur une émotion, elle en saisit une autre.
Cette complémentarité nous permet de raconter une journée dans toute sa richesse, avec davantage de mouvement, de profondeur et de nuances.
Parce qu’un mariage ne se résume jamais aux grands moments.
Il y a les regards échangés sans un mot, les mains qui se cherchent, les éclats de rire, les gestes furtifs, les proches qui entourent les mariés. Tout ce qui se joue entre deux instants et que l’on ne mesure parfois que bien plus tard.
Un duo féminin, une écriture visuelle.
Treize ans après notre rencontre, nos chemins se croisent encore derrière nos appareils.
Cette fois, pour raconter ensemble les histoires de ceux qui nous confient les leurs.
Deux regards. Une même attention pour l’essentiel.
UN PEU PLUS LOIN
Parce qu’il y a aussi tout ce qu’on ne voit pas derrière les images
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Pourquoi la Corse ?
Après dix années passées au Maroc, la Corse est devenue un nouveau chapitre de ma vie.
La Corse fait aussi partie de mon histoire familiale : mes filles ont des origines corses, ce qui crée avec cette île un lien particulier et très personnel.
J’y retrouve une lumière particulière, des paysages bruts, des matières, des contrastes et cette sensation d’être toujours entourée par quelque chose de très vivant.
C’est une île à laquelle je suis profondément attachée, autant pour ce qu’elle représente dans mon histoire que pour ce qu’elle m’inspire aujourd’hui.
Un peu sauvage, lumineuse, simple et profondément humaine.
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Les liens.
La façon dont deux personnes se regardent, un geste presque inconscient, une main qui cherche l’autre, un rire, une complicité.
J’aime particulièrement les moments où les personnes oublient un peu l’appareil photo et redeviennent simplement elles-mêmes.
C’est souvent à ce moment-là que quelque chose de vrai apparaît dans l’image.
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Je peux m’arrêter au milieu de n’importe quel trajet simplement parce qu’une lumière est belle.
Même quand je suis pressée.
Et évidemment, je finis presque toujours par prendre une photo.
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Un thé, découvrir un endroit que je ne connais pas encore, un déjeuner qui s’éternise, une belle lumière de fin de journée…
Voir mes chiens rire et sourire, aussi — oui, je sais, ça peut paraître un peu étrange, mais je suis certaine qu’ils sourient.
Et puis surtout, les moments simples passés avec les personnes que j’aime.
Je crois que je suis assez sensible à ces petits plaisirs qui ne paient pas de mine, mais dont on se souvient longtemps. de l’élément
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Je crois que je suis venue à la photographie assez naturellement. J’ai toujours aimé observer, regarder les détails, les lumières, les gens dans leurs moments les plus spontanés.
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Quand je ne photographie pas, j’aime surtout profiter de ce qui compte vraiment pour moi.
Passer du temps avec mes deux filles, partir en randonnée, prendre l’air et découvrir de nouveaux endroits. J’aime aussi passer du temps avec mes animaux — mes deux petits chiens font évidemment partie de la famille.
Et puis il y a les moments simples avec mes amis et les personnes que j’aime : un déjeuner qui s’éternise, une soirée improvisée, une conversation autour d’un verre… Prendre le temps de savourer ces instants-là.
Je crois que je suis très attachée à ces moments simples, ceux qui ne sont pas forcément extraordinaires sur le papier, mais qui font beaucoup dans une vie.
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La lumière, énormément.
Mais aussi les lieux, les matières, les paysages, l’architecture, le cinéma, les voyages et surtout les gens.
Je peux être touchée par quelque chose de très simple : une lumière sur un mur, une silhouette dans la rue, une vieille maison, deux personnes qui se regardent.
Je crois que mon inspiration vient beaucoup de ce que j’observe autour de moi.
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Les petites attentions des personnes que j’aime.
Une surprise, un message auquel je ne m’attends pas, un geste pensé juste pour moi… Ces petites choses toutes simples qui montrent que quelqu’un a pensé à moi me touchent énormément.
Je crois que je suis particulièrement sensible à ces gestes qui ne demandent pas grand-chose, mais qui peuvent faire beaucoup. Ce sont souvent eux que je garde le plus longtemps en mémoire. de l’élément